263 : الإعانات الاجتماعية وحظر التمييز والتفرقة، قرار الغرفة الاجتماعية، 14 يناير 1999 ، م ن فر



v الإعانات الاجتماعية وحظر التفرقة

◄ الغرفة الاجتماعية، 14 يناير 1999 : 

تعترف الدول الموقعة على الاتفاقية الأوروبية لحماية حقوق الإنسان والحريات الأساسية لكل شخص خضع لقضائها بحق الانتفاع من الحقوق والحريات التي تعترف بها الاتفاقية، مثل منح إعانة إضافية من الصندوق الوطني للتضامن. تؤكد المحكمة على أن التمييز أو التفرقة القائمين فقط على المنشأ الوطني أو على جنسية خارجية مخالفان للمادة 14 من الاتفاقية الأوروبية، لكنها تستند كذلك على المادة الأولى من البروتوكول رقم 1 وعلى تفسير المحكمة الأوروبية لهذه النصوص.

(انظر كذلك : الغرفة الاجتماعية، 2 ديسمبر 1999، الطعن رقم 98-17-350)، الغرفة الاجتماعية، 31 يناير 2002، نشرة 2002، V، رقم 44).
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En premier lieu, c’est d’abord la chambre sociale qui a été la première à prendre en compte la jurisprudence de la Cour européenne concernant l’application de l’article 14 de la Convention européenne, combiné avec l’article 1er du Protocole n° 1 à la Convention, pour prononcer des arrêts de cassation à l’effet de faire bénéficier les étrangers de diverses prestations sociales[1].
Peuvent être cités en ce sens, parmi beaucoup d’autres[2], trois arrêts de cassation de la chambre sociale rendus au visa de l’article 14 de la Convention européenne qui paraissent représentatifs :
- Le premier arrêt de cassation est celui de la chambre sociale du 14 janvier 1999 (Soc., 14 janvier 1999, Bull. 1999, V, n° 24, pourvoi n° 97-12.487), qui a admis le bénéfice de l’allocation supplémentaire du Fonds national de solidarité réclamé par un ressortissant turc résidant en France et qui a cassé un arrêt de la cour d’appel de Lyon. En se fondant sur le visa des articles 14 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950 et 1er du Protocole n° 1 de cette Convention du 20 mars 1952, la chambre sociale a affirmé « qu’il résulte de la combinaison de ces textes, tels qu’interprétés par la Convention européenne des droits de l’homme, que les États signataires reconnaissent et assurent à toute personne relevant de leur juridiction la jouissance des droits et libertés reconnus par la Convention, sans distinction aucune, fondée notamment sur l’origine nationale ». En conséquence, la chambre sociale a estimé que la décision de refus de l’allocation réclamée par M. Bozkurt, uniquement fondée sur sa nationalité étrangère, n’était pas justifiée, alors qu’il n’était pas contesté que l’intéressé remplissait toutes les conditions exigées pour l’attribution de cette prestation.


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