167 : جريمة الابتزاز: مدى مشروعية الحصول على دليل الإذانة، القضية المعروفة باسم ملك المغرب، محكمة النقض الفرنسية، 10 نونبر 2017، م ب


محكمة النقض الفرنسية،
الغرف مجتمعة،
قرار 10 نونبر 2017،
عدد 17.82028، 



جريمة الابتزاز: قضية ملك المغرب
مسألة مشروعية مسطرة الحصول على الحجة والدليل 

أنصفت محكمة النقض الفرنسية ملك المغرب في قضيته ضد الصحفيين الفرنسيين المتهمين بجريمة الابتزاز، حيث قبلت المحكمة ضمن وسائل الاثبات تسجيل صوتي يدين المتهمين. حيث إنه لكشف هوية الفاعل، أذن ورخص وكيل الجمهورية لضابط الشرطة القضائية ان يتشاور هاتفيا مع الشخص المشكوك فيه، مع تسجيل المحادثة.

 جاء في قرار المحكمة الصادر يوم الجمعة 10 نونبر 2017 ، ان المحكمة المنعقدة بجميع غرفها، تبين لها عدم وجود اي مشاركة مباشرة او غير مباشرة للسلطة العمومية  المغربية للحصول على التسجيليين المنازع فيهما، بما يفيد انه لم يتم المساس مبدأ مشروعية حجج الإثبات والإدانة.
([1])
وفي نفس الإطار، قضت محكمة النقض الفرنسية في قضية تتعلق بابتزاز أحد لاعبي كرة القدم الفرنسيين، بموجب قرار صادر عن غرفها مجتمعة، بتاريخ 9 دجنبر 2019، حيث رفضت المحكمة الطعن الموجه لقرار المتخذ من قبل الغرفة الجنائية لمحكمة الاستئناف، الرافض لطلب ابطال بعض الحجج المدلى بها في المسطرة والتي تمت بمشاركة الشرطة في اتباث محاولة الابتزاز الذي تورط فيها المتهم (2). للمزيد بخصوص هذا القرار انظر:






L’Assemblée plénière, au terme du contrôle opéré sur la qualification apportée aux faits par les juges du fond, a considéré que la chambre de l’instruction avait pu déduire de ses constatations l’absence de participation directe ou indirecte de l’autorité publique à l’obtention des enregistrements litigieux, ce dont il résultait que le principe de la loyauté de la preuve n’avait pas été méconnu.

Arrêt du 10 novembre 2017 (17-82.028) - Assemblée plénière - Cour de cassation 

En l’espèce, à la suite d’une plainte dénonçant au procureur de la République des faits de chantage et d’extorsion de fonds commis par les auteurs d’un ouvrage à paraître sur un souverain étranger, ayant sollicité la remise d’une très forte somme d’argent contre l’engagement de renoncer à leur projet et de ne pas publier les informations compromettantes en leur possession, à laquelle était joint un enregistrement clandestin d’une conversation entre le représentant du monarque et un journaliste, une enquête préliminaire a été ouverte. Le représentant du roi a produit un enregistrement d’une nouvelle conversation qu’il venait d’avoir avec cet interlocuteur, en un lieu placé sous la surveillance des enquêteurs, qui en ont par ailleurs retranscrit la teneur sur un procès-verbal. Après l’ouverture d’une information judiciaire, il a informé les enquêteurs qu’un nouveau rendez-vous avait été pris avec les deux auteurs, lequel s’est déroulé en un lieu également placé sous surveillance policière. A l’issue de la conversation entre les trois protagonistes, enregistrée par le représentant du plaignant, des sommes d’argent ont été remises par ce dernier aux deux journalistes, qui ont alors été interpellés, les enquêteurs retranscrivant ensuite l’enregistrement sur procès-verbal.
L’Assemblée plénière, au terme du contrôle opéré sur la qualification apportée aux faits par les juges du fond, a considéré que la chambre de l’instruction avait pu déduire de ses constatations l’absence de participation directe ou indirecte de l’autorité publique à l’obtention des enregistrements litigieux, ce dont il résultait que le principe de la loyauté de la preuve n’avait pas été méconnu. Les juges du fond disposent ainsi d’une marge d’appréciation au regard des circonstances de l’espèce, le contrôle de la Cour de cassation s’apparentant, dans une certaine mesure, à celui de « l’erreur manifeste d’appréciation ».

2- La Cour de cassation rejette le pourvoi formé contre la décision prise par une chambre de l’instruction de rejeter les demandes d’annulation des actes de la procédure fondées sur la déloyauté du procédé employé par la police pour apporter la preuve de la tentative de chantage dont aurait fait l’objet une personne.

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