273 : القرارات المهمة الغرفة الاجتماعية بخصوص مبدأ الصدق والإخلاص: يناير 1991 - مارس 2008، م ن فر


259 : لجوء رب العمل إلى الاستفزاز لدفع الأجير إلى ارتكاب الخطأ: الغرفة الاجتماعية، 16 يناير 1991، م ن فر

محكمة النقض الفرنسية،
الغرفة الاجتماعية،
قرار 16 يناير 1991، 
طعن رقم: 89-41052 ، 
 نشرة 1991، V، رقم 15 :

v الإخلاص

◄ المبدأ :

 ينطبق مبدأ الإخلاص هذا بين أصحاب العمل والمستخدمين؛ بالتالي لا يجوز لصاحب العمل اللجوء إلى الاستفزاز لدفع المستخدم إلى ارتكاب الخطأ.

لجوء رب العمل إلى الاستفزاز لدفع الأجير إلى ارتكاب الخطأ: 

مبدأ الصدق الذي يجب ان يسود العلاقات الاجتماعية داخل المقاولة يقتضي منع المشغل من اللجوء الى اساليب مفتعلة تدفع الأجير الى وضعية معينة، والتي يمكن فيما بعد اعتبارها كخطأ جسيم يخول للمشغل طرد الأجير دون اي مساءلة.
م ب

261 : ضرورة تنبيه العمال بوجود جهاز فيديو للمراقبة: الغرفة الاجتماعية، 20 نوفمبر 1991، قم نفر

محكمة النقض الفرنسية،
- الغرفة الاجتماعية، 
قرار 20 نوفمبر 1991،  
طعن رقم:  89-41052 ،
نشرة 1991، V، رقم 519 : 

◄ الإخلاص في ما يخص الدليل والبرهان :

يجب أن يكون المستخدم قد أعلم بتركيب جهاز مراقبة بالفيديو؛
إذا كان لصاحب العمل الحق في مراقبة ومراقبة نشاط موظفيه أثناء وقت العمل ، فإن أي تسجيل ، أيا كانت الأسباب ، للصور أو الكلمات دون علمهم ، يشكل وسيلة إثبات غير قانوني. لذلك لا يمكن لمحكمة الاستئناف ، دون انتهاك المادة 9 من قانون الإجراءات المدنية الجديد ، أن تجد ضد الموظف وجود خطأ خطير ، بناءً على تسجيل قدمه صاحب العمل ، عن طريق الكاميرا ، لسلوك الموظف والكلمات ، في حين أنه يتبع من دقائق النقل إلى مكان الحادث الذي أدلى به قضاة من الدرجة الثانية أن الكاميرا كانت مخبأة في صندوق ، لذلك لمراقبة سلوك الموظف دون الشك في ذلك.


271 :  حظر المكيدة: الغرفة الاجتماعية، 18 مارس 2008 ، قم نفر

محكمة النقض الفرنسية،
الغرفة الاجتماعية،
قرار 18 مارس 2008 ،
طعن رقم:     06-45093 ،

◄ الإخلاص في ما يخص الدليل البرهان :

(موظفي مؤسسة كهرباء فرنسا) : 

حظر المكيدة.
[3]

في هذه الحالة ، طلب مدير EDF من اثنين من المديرين التنفيذيين للشركة أن يذهبوا إلى المطعم الذي تديره زوجة وكيل آخر لأنه يشتبه في أن الأخير يعمل في هذه المنشأة جزئيًا خلال وقت عمله .
بعد الأحداث التي وصفها المديران التنفيذيان في الشهادة ، تم سحب وكيل EDF تلقائيًا.
إذا أقر قضاة المحاكمة بصحة هذه الشهادات ، ألغت الغرفة الاجتماعية لمحكمة النقض الحكم معتبرة أن:
"إذا كان صاحب العمل لديه القدرة على التحكم في نشاط موظفيه ومراقبته أثناء وقت العمل ، فلن يستطيع تنفيذ نظام مراقبة مخفي وبصورة غير عادلة".
ولذلك ، اعتبر أن عمليات الفحص التي أجراها وكلاهما EDF ، الذين قدموا أنفسهم كعملاء بسيطين ، دون الكشف عن صفاتهم والغرض من زيارتهم ، قد تمت بشكل سري وغير عادل ، باستخدام مكيدة. [4].


[1] Cour de cassation
chambre sociale
Audience publique du mercredi 16 janvier 1991
N° de pourvoi: 89-41052
 

Publié au bulletin
Vu l'article L. 122-14-3 du Code du travail ;
Attendu que la loyauté, qui doit présider aux relations de travail, interdit à l'employeur de recourir à des artifices et stratagèmes pour placer le salarié dans une situation qui puisse ultérieurement lui être imputée à faute ;
Attendu, selon l'arrêt attaqué, confirmatif de ce chef, que M. X..., engagé par la société Pullflex en qualité de directeur commercial le 1er février 1981, a été licencié pour faute lourde à compter du 21 mars 1985 ;
Attendu que, pour juger que le comportement du salarié procédait d'une cause réelle et sérieuse, l'arrêt s'est fondé sur le caractère suspect des agissements de l'intéressé, qui avait reçu, hors de son lieu de travail, des " listings " de la société Pullflex que lui avait remis le chef de l'informatique de cette société à l'instigation de l'employeur, faits constatés par huissier, alors que l'employeur avait interdit de sortir ces documents des bureaux ;
Qu'en statuant ainsi, alors qu'elle relevait que la réception de ces pièces, reprochée au salarié, résultait d'une provocation de l'employeur, la cour d'appel a violé le texte susvisé ;
PAR CES MOTIFS : CASSE ET ANNULE,

[2] Cour de cassation
chambre sociale
Audience publique du mercredi 20 novembre 1991
N° de pourvoi: 88-43120
Publié au bulletin
Sommaire
Un employeur fait installer sur le lieu de travail une caméra dissimulée dans une caisse, de manière à surveiller le comportement des salariés sans qu’ils s’en doutent. Il peut ainsi enregistrer une salariée à son insu et se baser sur l’enregistrement d’un vol de marchandise, cause réelle et sérieuse justifiant son licenciement.
La salariée conteste la décision devant le Conseil des  Prud’hommes. La Cour d’appel de Colmar 17 décembre 1987 valide le licenciement, estimant qu’il y a bien une cause réelle et sérieuse, l’employeur ayant satisfait à l’article 9 du code de procédure civile, selon lequel « il incombe à chaque partie, conformément à la loi les faits nécessaires au succès de sa prétention ».
Cet arrêt est cassé par l’arrêt de la chambre sociale de la Cour de cassation du 20 novembre 1991, sur le visa du même article 9 du code de procédure civil. Les juges associent au visa du texte un attendu de principe qui pose que  « tout enregistrement, quel qu’en soit les motifs, d’image ou de parole, à leur insu, < des salariés >, constitue un mode de preuve illicite ».
L’illicéité de la preuve annule toute la procédure.  Le  principe de loyauté de la preuve est général. L’on retrouve ce délicat problème  en procédure pénale à propos  des écoutes téléphoniques ou des « témoins anonymes ».

[3] Cour de cassation
chambre sociale
Audience publique du mardi 18 mars 2008
N° de pourvoi: 06-45093 
Publié au bulletin 
Publication : Bulletin 2008, V, N° 64

Décision attaquée : Cour d'appel de Nîmes , du 27 juillet 2006

Titrages et résumés :

ENERGIE - Electricité - Electricité de France - Personnel - Statut - Sanction disciplinaire - Avis - Commission secondaire - Composition - Supérieur hiérarchique - Possibilité - Conditions - Portée

Les dispositions statutaires applicables au personnel d'EDF-GDF n'interdisent pas au supérieur hiérarchique d'un agent, ayant organisé un contrôle de son activité, de siéger ensuite dans la commission secondaire appelée à donner un avis sur une sanction envisagée par l'employeur

ENERGIE - Gaz - Gaz de France - Personnel - Statut - Sanction disciplinaire - Avis - Commission secondaire - Composition - Supérieur hiérarchique - Possibilité - Conditions - Portée


CONTRAT DE TRAVAIL, EXECUTION - Employeur - Pouvoir de direction - Etendue - Contrôle et surveillance des salariés - Procédés de surveillance - Procédés clandestins - Exclusion

Les résultats d'un procédé de surveillance clandestin et déloyal du salarié, procédant d'un stratagème, ne peuvent être retenus comme moyen de preuve. Doit en conséquence être cassé l'arrêt qui se fonde, pour retenir une faute du salarié, sur des rapports dressés par d'autres agents mandatés par un supérieur hiérarchique pour se rendre dans le restaurant exploité par l'épouse de l'intéressé afin de vérifier si celui-ci y travaillait pendant ses heures de service, en se présentant comme de simples clients, sans révéler leurs qualités et le but de leur visite

[4] Dans cette affaire, un responsable EDF avait demandé à deux des cadres de l'entreprise de se rendre dans le restaurant exploité par l'épouse d'un autre agent car il soupçonnait ce dernier de travailler dans cet établissement en partie pendant son temps de travail.
A la suite des faits relatés par les deux cadres dans une attestation, l'agent EDF a été mis à la retraite d'office.
Si les juges du fond ont admis la validité de ces attestations, la Chambre sociale de la Cour de Cassation a cassé l'arrêt en considérant que :
« si l'employeur a le pouvoir de contrôler et de surveiller l'activité de son personnel pendant le temps de travail, il ne peut pas mettre en œuvre un dispositif de surveillance clandestin et à ce titre déloyal ».
Elle a donc considéré que les vérifications faites par les deux agents EDF, qui s'étaient présentés comme de simples clients, sans révéler leurs qualités et le but de leur visite, avaient été effectuées de manière clandestine et déloyale, en ayant recours à un stratagème.

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