الأحد، 2 ديسمبر 2018

م ر 320: قضاة النيابة العامة، ملحقين مستقلين، قضاء المحكمة الدستورية، 8 دجنبر 2017، م ب

Les magistrats du Parquet, des subordonnés indépendants, 

par Antoine Botton



قضاة النيابة العامة، ملحقين مستقلين،

وفي القرار ( 1 ) المؤرخ 8 كانون الأول / ديسمبر 2017 ، يجب على المجلس الدستوري أن يبت في المسائل التي أحالها إليه مجلس الدولة ، وفيما يتعلق بالمادة 5 من المرسوم بقانون 58-1270 المؤرخ 22 كانون الأول / ديسمبر 1958 ، الذي يحدد القانون الأساسي المتعلق بمركز الجهاز القضائي ( القانون الأساسي المتعلق بمركز الجهاز القضائي ، القانون رقم L5336AGQ ) ، الذي ينص على ما يلي : ” يخضع المدعون العامون لإرشاد ورقابة رؤسائهم ويخضعون لسلطة أمين المظالم الذي يحمل ختم وزير العدل . وعلى وجه التحديد ، انتقد صاحب الالتماس ، وهو اتحاد قضاة الصلح ، المادة التي تضع المدعي العام تحت سلطة " أمين المظالم " ، معتبراً أن ذلك يشكل انتهاكاً لمبدأ الفصل بين السلطات وأحد استنتاجاته ، ألا وهو استقلال السلطة القضائية ، والحق في محاكمة عادلة والدفاع .

والواقع أن هذه المسألة أثيرت في سياق محدد . أولا ، على الصعيد الداخلي ، تجدر الإشارة إلى أن المشرعين الحاليين ، من خلال بعض الإصلاحات والمبادرات ( 2 ) ، يرغبون حقا في ضمان الاستقلال الوظيفي لمكتب المدعي العام . غير أن الحقيقة لا تزال هي أن الإصلاح الدستوري لمركزها ( 3 ) لم ينجح رغم صدور تقريرين من هذا القبيل خلال الفترة السابقة ( 4 ) . ثانياً ، فيما يتعلق بقانون مجلس أوروبا ، تجدر الإشارة إلى أن المحكمة الأوروبية لحقوق الإنسان ، استناداً إلى السوابق القضائية التي حُلِّت ، خلصت إلى أن المدعي العام الفرنسي ليس " سلطة قضائية " بالمعنى المقصود في العهد ، ولا سيما بسبب افتقاره إلى الاستقلالية ( 5 ) . وأخيرا ، فيما يتعلق بقانون الاتحاد الأوروبي ، كيف يمكننا ألا نفكر في القاعدة التنظيمية التي اعتمدت مؤخرا لإنشاء مكتب المدعي العام الأوروبي ( 6 ) ؟ وتجدر الإشارة هنا إلى أن النص يتضمن حكما ( 7 ) يضمن صراحة استقلال أعضاء مكتب المدعي العام عن مؤسسات الجماعة والدول الأعضاء فيها .

وفي هذا الصدد ، فإن رد اللجنة الدستورية على سؤال نقابة القضاة يجب أن يكون مسألة تبعث على الأمل بشكل خاص . ومع ذلك ، فإنه ليس من المستغرب أن ( 8 ) القاضي الدستوري ، بعد ما لا يقل عن بيان الأسباب الناقصة ، أعلن أن الأحكام المتنازع عليها تتماشى مع الحقوق الدستورية والمبادئ التي يستند إليها مقدم الطلب . وتحقيقاً لهذه الغاية ، تم الاضطلاع بذلك على مرحلتين : وبعد إقرار المبدأ الدستوري المتعلق باستقلال المدعي العام ( أ ) ، رأت أن إخضاع المدعي العام لوزير العدل لا يشكل انتهاكاً لهذا المبدأ ( 2 ) .

 

 

[1]

En savoir plus

 

 Antoine Botton Professeur à l'Université Toulouse I - Capitole

 

م ب: قضاة النيابة العامة، ملحقين مستقلين، قضاء المحكمة الدستورية، 8 دجنبر 2017، المحكمة الدستورية، 10 نونبر 2017، مجلة قم نفر، دجنبر 2018، تحت رقم 320.

 

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لتحميل كل المقالات المنشورة في هذا الموقع بخصوص قضاء الغرفة الجنائية لمحكمة النقض الفرنسية، انظر الكتاب الآتي


 القرارات الكبرى

 للقضاء الجنائي الفرنسي

النسخة الثانية: دجنبر 2022

منشورات مجلة قم نفر، باريس

تحت رقم: 1322.

إعداد: محمد بلمعلم 

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[1] Dans cette décision du 8 décembre 2017 (1), le Conseil constitutionnel avait à juger d'une question transmise par le Conseil d'Etat, visant l'article 5 de l'ordonnance n° 58-1270 du 22 décembre 1958 portant loi organique relative au statut de la magistrature (ordonnance portant loi organique relative au statut de la magistrature Numéro Lexbase : L5336AGQ) aux termes duquel : "Les magistrats du Parquet sont placés sous la direction et le contrôle de leurs chefs hiérarchiques et sous l'autorité du Garde des Sceaux, ministre de la justice. A l'audience, leur parole est libre". Précisément, les requérants -l'Union syndicale des magistrats- reprochaient à cet article de placer les magistrats du Parquet "sous l'autorité du Garde des Sceaux, ministre de la Justice" au mépris, selon eux, du principe de séparation des pouvoirs et de l'un de ses corollaires, celui d'indépendance de l'autorité judiciaire, d'une part, et des droits à un procès équitable et de la défense, d'autre part.

La question intervenait, il est vrai, dans un contexte particulier. Au niveau interne d'abord, il faut relever qu'au travers de certaines réformes et initiatives (2), le législateur actuel a justement souhaité garantir une certaine indépendance fonctionnelle au ministère public. Il n'en demeure pas moins que la réforme constitutionnelle de son statut (3) n'a pas abouti et ce, malgré deux rapports en ce sens sous l'ancienne mandature (4). Concernant le droit du Conseil de l'Europe ensuite, rappelons que la Cour européenne des droits de l'Homme, de jurisprudence constante, considère que le ministère public français n'est pas une "autorité judiciaire" au sens de la Convention, notamment du fait de son défaut d'indépendance (5). S'agissant enfin du droit de l'Union européenne, comment ne pas penser ici à la récente adoption du Règlement portant création d'un Parquet européen (6) ? La référence s'impose ici d'autant plus que le texte comprend des dispositions garantissant expressément aux membres de ce Parquet une indépendance à l'égard tant des institutions communautaires que des Etats membres (7).

Compte tenu de ce contexte, la réponse du Conseil constitutionnel à la question de l'Union syndicale des magistrats faisait nécessairement l'objet d'une attente particulière. Sans surprise toutefois (8) et au terme d'une motivation pour le moins elliptique, le juge constitutionnel déclare les dispositions attaquées conformes aux droits et principes constitutionnels invoqués par les requérants. Pour ce faire, il procède en deux temps : après avoir affirmé qu'il existe un principe constitutionnel d'indépendance des magistrats du Parquet (I), il juge que la subordination hiérarchique de ces derniers au Garde des Sceaux ne lui contrevient pas (II).

 

السبت، 1 ديسمبر 2018

م ر 321: المحاور الكبرى لاعادة هيكلة منظومة العدالة بفرنسا، فبيان جيرار

3. Les grands axes de réforme de la justice, 

par Fabien Girard de Barros


Last mais sans doute not least, les axes de réforme des chantiers de la Justice du présent Gouvernement viennent d'être dévoilés... sans grande surprise à dire vrai.
Sans grande surprise, parce que la philosophie de ces réformes, civiles et pénales, innervaient les travaux de la Justice du 21ème siècle, alias J21, les multiples rapports plus ou moins alarmistes sur l'état (surtout statistique) de notre Justice, quand les axes présentés ne sortent pas tout droit de l'air du temps, de l'esprit de transparence, de simplification comme celui de la legal-tech.
Ce qui ne veut pas dire que les propositions formulées par la ministre de la Justice cèdent au modernisme. Bien au contraire elles tentent d'accélérer la mainmise du positivisme juridique sur toutes les strates de la Justice et du Droit, pour échapper aux rythmes calendaires trop prudents des précédentes grandes réformes (40 ans pour la procédure civile pour aboutir au NCPC en 1975 ; trente ans pour les obligations et les contrats pour aboutir à la réforme de 2016). Positivisme juridique de Kelsen ou de Motulsky, les deux maîtres à penser de la philosophie du droit, fort peu contestés, depuis l'après-guerre, sont donc à l'honneur.
Soit. La Justice se déclinera donc sous les hospices de trois qualificatifs lourds de sens et de conséquences : une Justice digitale, une Justice de professionnels, une Justice sans peine.</introduction>
Attention, la justice digitale n'est pas la justice dématérialisée : la première dépasse de loin la seconde, même si elle en est étroitement dépendante. Le dépôt de plaintes en ligne, la constitution de partie civile, notamment par voie dématérialisée, et la saisine de la juridiction en ligne au civil, accompagnée d'une mise en état dynamique des affaires, c'est autrement plus consubstantiel à l'idée de Justice que d'instaurer un dossier unique au pénal, du recueil de la plainte au jugement ou d'ouvrir à l'ensemble des parties la possibilité de suivre par voie dématérialisée l'avancée de la procédure et de connaître le calendrier fixé pour leur affaire. Encore qu'il faille, au préalable, mettre en place une plateforme d'échange des documents volumineux qui assurera une totale traçabilité des échanges, comme nous le rappelle prosaïquement Nicole Belloubet.
C'est une chose d'accéder par voie digitale (une évidence aujourd'hui) à l'information et de faciliter les échanges comme sous l'égide du RPVA ou des conventions conclues entre professionnels du droit et juridictions, et d'ouvrir l'action en justice, c'est-à-dire la demande de reconnaissance d'un droit subjectif, l'essence même de la Justice, à... une boîte noire, algorithmique, gérée par le service public de la Justice ou un délégataire privé issue peut-être de cette legal-tech tant courtisée (dixit "la vision prospective qui s'appuie de manière raisonnée sur les legal-tech, notamment dans le domaine de la médiation en ligne") ? Le paroxysme étant la déshumanisation de la Justice au nom de l'efficacité procédurale par la création d'une juridiction unique dématérialisée du traitement des demandes des injonctions de payer.
Fabien Girard de Barros
Lexbase

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الجمعة، 30 نوفمبر 2018

380 : المسؤولية المدنية للنقابات عن المشاركة في المظاهرات، قرار الغرف المختلطة، 30 نونبر 2018، قم نفر


 

قرار الغرف المختلطة لمحكمة النقض الفرنسية، 30 نونبر 2018، طعن رقم 17-16.047قم نفر

العناصر المكونة - الاستفزاز - المشاركة المكونة لخطأ مدني - الآثار - تطبيق قانون الصحافة (لا)

تتلخص وقائع هذا القرار في أنه خلال مسيرة بعض الفلاحين، دعا زعيم النقابة المزارعين علنا ، وبحضور الصحافة، لحمل اطارات العجلات في جراراتهم ووضعها أمام مدخل مصنع ألبان شركة معينة. بعد بضع ساعات، أُضرمت النيران في الإطارات بحضور زعيم النقابة، مما تسبب في أضرار مادية كبيرة، لا سيما الحواجز وبوابة مدخل المصنع.
رفعت الشركة المتضررة دعوى قضائية امام محكمة Laval الابتدائية، حيث حكمت على قائد النقابة ونقابته تضامنا بدفع تعويضات اصلاح الضرر.
من جهتها رفضت محكمة الاستئناف مطالب الشركة المتضررة في دعواها ضد ممثل النقابة، معتبرة أنه لم يرتكب أي خطأ منفصل عن تفويضه النقابي. من ناحية أخرى، أدانت محكمة الاستئناف النقابة بالتعويض عن الأضرار التي لحقت بالشركة المتضررة ، حيث أعطى تعليمات للمزارعين ، الامر الذي يمكن تكييفه على أنه دعوة واستفزاز مباشر لارتكاب أعمال ضارة غير قانونية عن طريق اطارات العجلات، وأن هناك علاقة سببية مباشرة بين التوجيهات الصادرة عن هذه النقابة، في شخص ممثلها، والأضرار التي لحقت بشركة انتاج الالبان.
قضت الغرف المختلطة لمحكمة النقض أنه بعد أن سلطت محكمة الاستئناف الضوء على المشاركة الفعالة للنقابة في الأفعال غير القانونية التي ارتكبت خلال مظاهرة ، يستتبع ذلك أن عمل هذا النقابة قد شكل تواطؤًا ومشاركة من خلال الاستفزاز، بالمعنى النصوص عليه في المادة 121-7 من مدونة قانون الجنائي الفرنسي ، الأمر الذي يترتب عليه وجود خطأ تتحمل مسؤوليته على أساس المادة 1382، التي صارت المادة 1240 من القانون المدني ، ولا يمكن ان تتذرع النقابة في هذا المقام  بمقتضيات المادة 23 من قانون 29 يوليو 1881 بشأن حرية الصحافة. [1]
محمد بلمعلم 

انظر في نفس الإطار:
حمد بلمعلم، المسؤولية المدنية للنقابة العمالية، قرار محكمة النقض الفرنسية، 30 نونبر 2018، موقع قضاء محكمة النقض الفرنسية، نونبر 2018، تحت رقم 402.

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لتحميل كل المقالات المنشورة في هذا الموقع بخصوص قانون المسؤولية المدنية، انظر الكتاب الآتي:


القرارات الكبرى

بخصوص

قانون المسؤولية التقصيرية

الطبعة 1: دجنبر 2022

منشورات مجلة قم نفر، باريس

تحت رقم: 212.

إعداد: محمد بلمعلم 

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[1] Éléments constitutifs – Provocation – Complicité constitutive d’une faute civile – Effets – Application de loi sur la presse (non)
La cour d’appel ayant fait ressortir la participation effective d’un syndicat aux actes illicites commis à l’occasion d’une manifestation, il en résulte que l’action de ce syndicat constituait une complicité par provocation, au sens de l’article 121-7 du code pénal, de sorte que se trouvait caractérisée une faute de nature à engager sa responsabilité sur le fondement de l’article 1382, devenu article 1240 du code civil, sans que puisse être invoqué le bénéfice des dispositions de l’article 23 de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse.

CC, Panorama des arrêts rendus en assemblée plénière et en chambre mixte au cours de 2018 , RJCC, 21 Fev. 2019, sous n° 380. (17 pages).

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القرارات الكبرى

بخصوص

قانون الشغل

 

الطبعة الثانية: دجنبر 2022

منشورات مجلة قم نفر، باريس

تحت رقم: 1222.

إعداد: محمد بلمعلم 

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Doctrine :

-   L. BLOCH, « Un syndicat à surveiller comme le lait sur le feu... », Responsabilité civile et assurances, n° 1, janvier 2019, alerte 1 ;
-     F. CANUT, « Fondement de la responsabilité civile du syndicat ayant appelé à commettre des infractions : loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse ou article 1382 (actuel 1240) du code civil), Bulletin Joly Travail, janvier 2019, n°1, p. 30 ;
-    F. FOURMENT, « Abus de la liberté d’expression ou abus dans la liberté de manifester ? », Gaz. Pal. , 12 février 2019, n° 6, p. 28 ;
-      P. GUERDER, « Chose jugée », Répertoire de droit pénal et de procédure pénale, Septembre 2011 (actualisation février 2019) ;
-    P. JOURDAIN, « La responsabilité civile des syndicats confrontée au droit de la presse», Revue trimestrielle de droit civil, n° 2, 25 juillet 2019, p. 348 ;
-   S. LAVRIC, « Responsabilité d’un syndicat pour des propos incitant à commettre un acte illicite »,
Dalloz actualité, 17 décembre 2018 ;
-    P. MORVAN, « Complicité par provocation et responsabilité civile d’un syndicat », JCP, éd. G., n° 4, 28 janvier 2019, 70 et JCP éd. S., n° 4, 29 janvier 2019, 1023 ;
-        S. PELLE, « Actes illicites commis à l’occasion d’une manifestation : de l’imbroglio des responsabilités à l’imbrication des fautes », Recueil Dalloz, n° 10, 21 mars 2019, p. 563 ;
-   « Action syndicale : faute pénale et responsabilité délictuelle », Recueil Dalloz, 2019, p. 563.
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 القرارات الكبرى

 للقضاء الجنائي الفرنسي

النسخة الثانية: دجنبر 2022

منشورات مجلة قم نفر، باريس

تحت رقم: 1322.

إعداد: محمد بلمعلم 

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402 : المسؤولية المدنية للنقابة العمالية، قرار محكمة النقض الفرنسية، 30 نونبر 2018، م ب

 

محكمة النقض الفرنسية، 
الغرف المختلطة، 
قرار 30 نونبر 2018، 
 المسؤولية المدنية،

 

 

في تجمع للمزارعين في  منطقة اسمها مايين، دعا زعيم نقابة المزارعين المحلية أعضائه علانية ، في حضور الصحافة ، إلى تحميل عجلات السيارات في جراراتهم وإيداعها أمام مدخل مصنع ألبان ، الشركة ل.

ودعا نفس زعيم النقابة المزارعين للذهاب بعد ذلك إلى دوار لمناقشة سبل المضي قدما.

وبعد ساعات قليلة، أشعلت النيران في الإطارات بحضور الزعيم النقابي، مما تسبب في أضرار مادية كبيرة، لا سيما في الحواجز وبوابة الدخول للمصنع.

تم استدعاؤهم أمام محكمة لافال الكبرى من قبل الشركة L. ، وحُكم على زعيم النقابة ونقابته بدفع تعويضات عن الضرر اللاحق بالشركة.[2]

نظرت المحكمة في استئنافات النقابة وممثلها، من جهتها رفضت محكمة الاستئناف مطالب الشركة المتضررة في دعواها ضد ممثل النقابة ، معتبرة أنه لم يرتكب أي خطأ منفصل عن تفويضه النقابي. من ناحية أخرى، أدانت محكمة الاستئناف النقابة بالتعويض عن الأضرار التي لحقت بالشركة المتضررة، حيث أعطى تعليمات للمزارعين، الامر الذي يمكن تكييفه على أنه دعوة واستفزاز مباشر لارتكاب أعمال ضارة غير قانونية عن طريق اطارات العجلات، وأن هناك علاقة سببية مباشرة بين التوجيهات الصادرة عن هذه النقابة، في شخص ممثلها، والأضرار التي لحقت بشركة انتاج الالبان.[3]

تقدمت النقابة بطعن، بحجة، لأول مرة أمام محكمة النقض، أن الأفعال المزعومة تندرج في الواقع في إطار قانون 29 يوليو 1881 المتعلق بحرية الصحافة وليس بموجب القانون العادي للمسؤولية المدنية، مستندا في ذلك بالقرارات الصادرة عن الغرف مجتمعة لمحكمة النقض الفرنسية في جلسة عامة بتاريخ 12 يوليو / تموز 2000، طعن رقم 98-10.160، وطعن رقم 98-11.155 ، نشرة 2000 ،.[4]

بعد تحليل وقائع القضية، رفضت محكمة النقض ، المنعقدة كغرفة مختلطة، الاستئناف، معتبرة أن محكمة الاستئناف، بعد أن سلطت الضوء على المشاركة الفعالة للنقابة في الأعمال غير المشروعة التي ارتكبت بمناسبة التظاهرة في السؤال ، كانت النتيجة أن عمل النقابة شكل تواطؤًا عن طريق الاستفزاز ، بالمعنى المقصود في المادة 121-7 من قانون العقوبات ، بحيث تم وصف خطأ من طبيعته تحمل مسؤوليته على أساس المادة 1382 ، والتي صارت الآن المادة 1240 من القانون المدني ، دون إمكانية الدفع بالاستفادة من مقتضيات المادة 23 من قانون 29 يوليو 1881 بشأن حرية الصحافة.[5]

 محمد بلمعلم


التوثيق المقترح:

محمد بلمعلم، المسؤولية المدنية للنقابة العمالية، قرار محكمة النقض الفرنسية، 30 نونبر 2018، موقع قضاء محكمة النقض الفرنسية، نونبر 2018، تحت رقم 402.

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القرارات الكبرى

بخصوص

قانون الشغل

 

الطبعة الثانية: دجنبر 2022

منشورات مجلة قم نفر، باريس

تحت رقم: 1222.

إعداد: محمد بلمعلم 

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[1] Note explicative relative à l’arrêt n°286 du 30 novembre 2018 (17-16.047) - Chambre mixte

[2] Lors d’un rassemblement d’agriculteurs de la Mayenne, le dirigeant d’un syndicat local d’agriculteurs a appelé publiquement ses adhérents, en présence de la presse, à charger des pneus dans leurs tracteurs et à les déposer devant l’entrée d’une usine laitière, la société L.

Le même dirigeant syndical a appelé les agriculteurs à se rendre ensuite à un rond-point pour discuter de la marche à suivre.

Quelques heures plus tard, les pneus ont été incendiés en présence du dirigeant syndical, occasionnant des dégâts matériels importants, notamment aux barrières et au portail d’entrée de l’usine.

Assignés devant le tribunal de grande instance de Laval par la société L., le dirigeant syndical et son syndicat ont été condamnés in solidum au paiement de dommages-intérêts.

[3] Statuant sur les appels du syndicat et de son représentant, la cour d’appel d’Angers a débouté la société L. de sa demande formée contre le représentant syndical en considérant qu’il n’avait pas commis de faute détachable de l’exercice de son mandat syndical. En revanche, la cour d’appel a condamné le syndicat à des dommages-intérêts en réparation du préjudice subi en retenant qu’il avait donné des instructions aux agriculteurs, ces dernières étant qualifiées de provocation directe à la commission d’actes illicites dommageables commis au moyen des pneus, et qu’il y avait un lien direct entre les directives données par ce syndicat, en la personne de son représentant, et le préjudice subi.

[4] Le syndicat a formé un pourvoi en soutenant, pour la première fois devant la Cour de cassation, que les actes reprochés relevaient en réalité de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse et non du droit commun de la responsabilité civile, en se prévalant des arrêts de la Cour de cassation rendus en assemblée plénière le 12 juillet 2000 (Ass. Plén., 12 juillet 2000, n° 98-10.160, Bull. 2000, Ass. Plén., n° 8 et Ass. Plén., 12 juillet 2000, n° 98-11.155, Bull. 2000, Ass. Plén. n° 8). 

[5] Après avoir analysé les faits de l’espèce, la Cour de cassation, réunie en chambre mixte, a rejeté le pourvoi en retenant que la cour d’appel, ayant fait ressortir la participation effective du syndicat aux actes illicites commis à l’occasion de la manifestation en cause, il en résultait que l’action du syndicat constituait une complicité par provocation, au sens de l’article 121-7 du code pénal, de sorte que se trouvait caractérisée une faute de nature à engager sa responsabilité sur le fondement de l’article 1382, devenu article 1240 du code civil, sans que puisse être invoqué le bénéfice des dispositions de l’article 23 de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse.


لتحميل باقي القررات القضائية المنشورة في موضوع المسؤولية المدنية انظر:

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القرارات الكبرى لمحكمة النقض الفرنسية

بخصوص

 قانون المسؤولية التقصيرية
 
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ر 555 : دراسات وأبحاث في القانون الخاص الفرنسي : بقلم بلمعلم محمد

الكتاب : دراسات في  ا لقانون الخاص الفرنسي المؤلف : محمد بلمعلم ،  الناشر : مجلة قضاء محكمة النقض الفرنسية  العنوان : باريس، فر...